Basée à Romainville, en région parisienne (93230), l'association ADEVDIO a pour objectif le développement du village de Dioulafoundou, au Sénégal. Elle organise également des soirées africaines, et propose des opérations de street marketing.
"Dioulafoundou" signifie en langue mandingue le premier fils du roi de
Dentila (province). Le village de Dioulafoundou est situé dans la
région de Tambacounda dans le département de Kédougou et dans
l'arrondissement de Saraya.
Il est à 808 km de Dakar (capitale du Sénégal) et à 58 km de Kédougou (capitale départementale).
Dioulafoundou est également à quelques kilomètres seulement de la
frontière avec la république de Guinée-Conakry (62 km) et de la
république du Mali (120 à 130 km).
Le village de Dioulafoundou a été bâti sur les contreforts du mont Fouta-Djalon, c'est pourquoi le sol y est caillouteux. Dioulafoundou présente les caractéristiques du relief des plateaux rocheux. Quant à la végétation, nous sommes dans la zone de la savane soudano-guinéenne avec une forte pluviométrie (1100 mm3/an). A Dioulafoundou se dresse une forêt peuplée de rôniers, de bambous et de nérés.
La faune est particulièrement riche d'animaux tels l'élan, le buffle, la gazelle et l'hippopotame. La réserve du parc de Niokolo-Koba n'est pas loin de Dioulafoundou (à peu près 10 km). On retrouve dans ce parc (8000 hectares) des animaux tels que le lion, l'éléphant et d'autres espèces qui sont toutes sous protection.
Dioulafoundou est un petit village de 250 habitants répartis en 32 concessions. Sa population est homogène car elle est constituée uniquement de membres de l'ethnie mandingue.
L'islam est la religion officielle pratiquée dans le village mais les pratiques animistes restent vivaces. La langue parlée dans le village est le mandingue. Le français du fait de l'analphabétisme y est faiblement utilisé.
L'activité dominante dans le village étant l'agriculture, la vie au village tourne essentiellement autour des travaux champêtres. Les hommes s'occupent des champs et les femmes se chargent des tâches ménagères (faire la cuisine, puiser l'eau, éduquer les enfants).
L'activité champêtre commence vers le mois de mars avec la préparation des champs par le désherbage (Seguériké) et le brûlis (Sassalo). Ensuite, les hommes procèdent aux semailles (Lano), les récoltes (Falé) se feront vers le mois d'août. Les champs produisent du fonio, du maïs, du mil, du riz, des haricots et du coton. Avant les semailles, les Dioulafoundois font des offrandes pour implorer la bienveillance des esprits ancestraux afin que la terre soit fertile. Ces offrandes donnent lieu à une fête appelée "Soutoudialang" qui se pratique dans une sorte de sanctuaire appelé "Bouling-Dakha".
En dehors du "Soutoudialang", il y a les fêtes musulmanes de l'Aïd al-Fitr (fin du ramadan) et de l'Aïd al-Kabir (fête du sacrifice du mouton) qui mobilisent les Dioulafoundois mais tout de même moins que la circoncision (Niakho). Cette dernière se pratique tous les quatre ans et marque chez le petit garçon la fin de l'enfance et le début de la vie d'adulte. Le Niakho mobilise le village pendant trois mois durant lesquels hommes et femmes dansent toute la nuit.
Les difficultés se retrouvent à tous niveaux : santé, éducation et infrastructures.
Il n'y a pas de route entre Dioulafoundou et les villages environnants. D'où le problème de l'enclavement. Les déplacements en charrette sont difficiles du fait de la nature du sol très caillouteux.
La liste ne s'arrête pas là, il faut ajouter également :
En plus de tout ceci, il y a le problème de la distribution des semences par l'Etat. Une distribution qui fait souvent défaut malgré les potentialités naturelles et physiques. Dioulafoundou n'assure plus son autosuffisance alimentaire.
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